Crescendo
Crescendo est une plateforme de production, de valorisation, et d’insertion socio-professionnelle à l’attention de jeunes diplômés en arts plastiques de France et de Belgique. A Liège, l’opération a été mise sur pied au travers d’une collaboration entre l’Académie royale des Beaux-Arts et l’Ecole supérieure des Arts de Dunkerque.
Les RAVI sont partie prenante de ce partenariat transfrontalier depuis 2021.
En 2026, les RAVI accueillent 6 artistes dans le cadre de ce projet : Hélène Berlemont (F), Madeleine CASCARDO (B), Constance GRAFTEAUX (F), Côme KLUG (B), Maria NACHER (B) et Antoine STRAGIER (F)
Hélène BERLEMONT (F) : Hélène Berlemont est une marcheuse poétique. L’écriture de l’espace est au cœur de sa démarche qui propose un récit sensible et politique. Son travail explore d’autres manières d’habiter et de faire émerger ce qu’on ne voit pas. Au travers d’installations composées de matériaux de construction glanés sur différents territoires, de photographies et de textes, elle questionne la place de l’imaginaire.
Madeleine CASCARDO(B) : Initialement centrée sur la peinture à l’huile, la pratique de Madeleine Cascardo s’est progressivement ouverte à d’autres médiums. Son travail aborde les notions de mémoire et de souvenir, personnels et transgénérationnels, liés aux traumatismes familiaux, à l’exil et au déracinement. Il questionne les zones d’ombre de l’histoire intime et les formes de transmission familiale, en particulier la transmission féminine et le lien mère-fille.
Constance GRAFTEAUX (F) : La pratique pluridisciplinaire de Constance Grafteaux mêle dessin, artisanat, photographie et installation. Elle explore des thématiques sociales liées à la place des femmes et à leurs représentations. Son travail explore la colère, la frustration et la vulgarité comme moyens de réaction et de libération mais s’oriente aussi vers des thématiques plus douces, comme le care ou la réappropriation du corps. Le vêtement, à la fois peau sociale, uniforme imposé et outil d’expression intime, devient mue ou armure. En alternant brutalité et humour, elle tente de faire émerger les histoires intimes et collectives. .
Côme KLUG (B) : À travers des expérimentations graphiques et narratives, Côme Klug s’approprie les codes esthétiques
d’une science-fiction périmée. Il utilise et tente de faire évoluer le médium de la bande dessinée pour
exposer des sensations, des idées et des situations. Le ou les effets sur les lecteur·ices/spectateur·rices
participent à une lutte collective qui a pour but d’actualiser les imaginaires du futur, afin qu’ils
répondent aux enjeux socio-écologiques actuels.
Maria NACHER (B) : Maria Nácher explore quatre axes principaux : travail/précarité ; migration ; deuil ; être femme. Son travail s’ancre dans un imaginaire du quotidien et mobilise des objets simples afin d’activer une mémoire populaire et collective. Sa démarche repose sur une approche narrative, où les séquences temporelles et la couleur jouent un rôle structurant. Sa pratique, pluridisciplinaire, se concentre principalement sur l’image imprimée et l’expérimentation textile.
Antoine STRAGIER (F) : Au travers de l’installation, de la performance et de la narration, Antoine Stragier active dans l’espace des objets à licence poétique qui deviennent témoins d’une transformation. Des notions comme l’enfance, le jeu, le don et la fuite révèlent les liens invisibles tissés entre les êtres humains et les mécanismes sociaux. Cela génère un espace de recherche instable, un lieu de frottement entre vulnérabilité et résistance, où la création devient un acte de présence et une tentative d’habiter le monde.

