Delphine Deguislage

Delphine Deguislage est une artiste visuelle belge qui vit et travaille à Bruxelles. Elle est diplômée de l’ENSAV La Cambre (MA) et a suivi un post-master en études de genre à l’ULB.

Des expositions personnelles (sélection) ont eu lieu au Centre de la Gravure et de l’Image Imprimée (La Louvière, 2022), à la White House Gallery (Lovenjoel, 2018), à la galerie melanieRio (Paris, 2015 ; Nantes, 2009), à Island (Bruxelles, 2014) et à la galerie Maes & Matthys (Anvers, 2008).
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions collectives, notamment à l’IKOB (Eupen), au Mamac et à l’Espace 251 Nord (Liège), aux Musées Royaux des Beaux-Arts et à l’Établissement d’en face (Bruxelles), au NICC (Anvers), CAN (Neuchâtel). Elle a été en résidence au Wiels, au Frans Masereel Centrum et au CGII. Soutenue par la commission des arts plastiques de la FWB, son œuvre figure dans plusieurs collections publiques et privées (CGII, Ministère belge des Affaires étrangères São Paulo, IKOB, Verbeke Foundation, Collections Frédéric de Goldschmidt et de la Province de Namur). Elle est membre de la coopérative Level Five et co-fondatrice du collectif The After Lucy Experiment (2010-2015).

Au début des années 2000, elle expose des installations in-situ questionnant la perception visuelle. Par la suite son travail devient plus introspectif et interroge le corps et la famille. Cet intérêt pour l’intime et le politique se matérialise par des sculptures, des images et des installations imprégnées de techniques artisanales. Après son master en études de genre, elle adopte un regard critique assumé sur les représentations et les pratiques sociales à travers l’écriture, la fabrication de pièces textiles et la sérigraphie notament.

Aux RAVI, Delphine Deguislage amplifiera ses recherches récentes autour de la « poche ». Pensée comme un dispositif culturel et symbolique, cet objet banal est investigué comme un espace de liberté intime et politique. La résidence offrira l’opportunité de dépasser les contraintes de son atelier actuel pour expérimenter des formes plus monumentales. L’artiste prévoit d’utiliser des matériaux souples de différentes provenances, privilégiant une production autonome et débrouillarde, ponctuée de collaborations techniques. Au-delà de la poche, c’est le développement d’un nouveau vocabulaire formel basé sur des techniques de haute couture qui l’occupera.

POCHE ITALIENNE (Working Title, 2026)  
cotton calico, thread, bias tape made from one of the artist’s father’s shirts, stretcher frame, 160 x 120 x 3 cm.
photo credit : Matthias Mayz Ysebaert